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Albi & alentours

Albi est une ville du sud-ouest de la France, c’est le chef-lieu du département du Tarn en région Occitanie. Celle que l’on surnomme « la ville rouge » en raison de la couleur de ses briques est surtout connue pour son impressionnante cathédrale, son ancien palais d’archevêques et son centre historique médiéval. La magnifique cité épiscopale est également la ville natale d’Henri de Toulouse-Lautrec.

Qui n’a jamais rêvé de venir admirer l’imposante cathédrale Sainte-Cécile tout de rouge vêtu ? Ou de flâner le long du verdoyant Tarn en direction du Pont-vieux ? Couleurs, histoire, nature, saveurs … à Albi tous les éléments sont réunis pour passer un moment privilégié.

L’Histoire d’Albi

Petite cité Gauloise, Albi est conquise par les Romains en 120 avant JC mais conserve son identité. Elle devient un lieu d’échanges et de transit des marchandises et voyageurs. La première mention de la ville date de 406 après JC sous le nom de « Civitas albigensium ». La région Albigeoise fût ensuite envahie par les Wisigoths, puis par les Francs en 507.

La ville d’Albi prend de l’importance au IVème siècle lorsque un évêché s’y établi. Durant le Moyen Âge, la ville se fortifie et se protège à l’aide de murailles. En 1040, le premier pont sur le Tarn est construit. Grâce à lui, il se développa sur la rive droite le faubourg du «bout-du-pont» qui est aujourd’hui le quartier de la Madeleine. D’autres faubourgs émergèrent au rythme de l’accroissement urbain de la ville. Vers l’An Mil, Albi entre dans le fief de la famille Trencavel, les seigneurs d’Ambialet.

Eglise de la Madeleine - Albi © AC
Église de la Madeleine - Albi © AC
Albi au printemps © AC
Albi au printemps © AC

Au cœur de la lutte contre les « Albigeois »

Dès le XIIème siècle, la religion cathare se développe dans le Languedoc et s’attire les foudres de l’Eglise catholique. Les cathares sont installés en nombre à Albi et sont donc surnommés les « Albigeois ». La lutte contre «l’hérésie cathare» mène à de violentes croisades notamment à la « croisade des Albigeois » (1209-1229). La première ville à tomber dans les mains des catholiques fut Minerve, puis Béziers en juillet 1209 et Carcassonne le 15 août. Albi quant à elle passe dans le camp catholique sans opposer de résistance. Le viconte de Carcassonne, Raymond-Roger Trencavel, alors âgé de 24 ans, se livre aux catholiques et décède en prison. Albi passe dans les mains du vice-inquisiteur de France Bernard de Castanet. Sous son égide, on construit le palais épiscopal de la Berbie et la cathédrale Sainte-Cécile. Ces nouveaux bâtiments servent à témoigner du pouvoir de l’Église.

Guerres de religion et industrialisation

C’est durant la Renaissance que la ville s’enrichit grâce à la culture du pastel, plante servant à faire un colorant bleu très recherché à l’époque. De nombreux bourgeois s’enrichissent et construisirent de charmants hôtels particuliers encore visibles aujourd’hui : la maison Enjalbert, l’hotel de Gorsse, ou de Reynès … Au XVIe siècle, de nouveaux troubles apparaissent avec l’arrivée du calvinisme en France vers 1540. L’évêché d’Albi est considéré comme l’un des plus importants du royaume, il devient un lieu de désolation à cause des guerres de religion. Vers 1581, en plus des guerres de religion, la peste noire fait des ravages dans Albi.

Le contexte économique à la veille de la Révolution française en 1789 est particulièrement difficile, le pastel est en perte de vitesse. La verrerie, la tannerie et le tissage sont des activités importantes mais ne suffisent pas pour repositionner la cité à son niveau de prospérité initial. Lors de la Révolution, les biens du Clergé sont vendus et les différents bâtiments deviennent des centres administratifs.

Le XIXe siècle est marqué par l’essor de l’industrie avec la verrerie et la chapellerie ainsi que l’extraction de la houille près de Carmaux.

Maison Enjalbert Albi © AC
Maison Enjalbert à Albi © AC
Place Savène © AC
Place Savène © AC
Ruelle à Albi ©AC

Une forte résistance pendant la seconde guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants de la ville subissent le Régime de Vichy. L’archevêque d’Albi, Mr Moussaron, proteste ouvertement dès 1942 contre les persécutions des Juifs. Il organise l’accueil clandestin de réfugiés juifs dans certaines institutions catholiques et nomme secrètement des aumôniers dans les maquis. Arrêté par la Gestapo le 12 juin 1944 puis incarcéré à Toulouse, Mr Moussaron est accueilli triomphalement par les Albigeois à sa libération. Peu avant la Libération, une colonne allemande tenta de passer le Tarn. Des résistants locaux et étrangers (Polonais et d’Espagnols) livrèrent un combat acharné sur le Pont-Neuf.

La ville d’aujourd’hui

Sur les quais du Tarn à Albi près du pont vieux © AC
Sur les quais du Tarn à Albi près du pont vieux © AC

De nos jours, Albi compte 48 902 habitants (2019) et se positionne comme la troisième commune en nombre d’habitants de l’ex-région Midi-Pyrénées, après Toulouse et Montauban. Haut-lieu historique et culturel, la cité épiscopale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2010 se démarque par son impressionnante architecture. Saviez-vous que la cathédrale Sainte-Cécile est la plus grande cathédrale de briques au monde ? Et qu’elle vient d’être élue en juin 2022 la plus belle cathédrale de France par les internautes ?

Ville natale d’Henri de Toulouse-Lautrec, elle abrite un musée regroupant la plus importante collection au monde d’œuvres du peintre postimpressionniste. C’est aussi un pôle d’innovation prometteur avec l’école des mines d’Albi-Carmaux (recherches sur l’énergie solaire, les voitures et les carburants propres). Autre avantage incontestable, la ville d’Albi possède un patrimoine naturel remarquable avec notamment une zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), la plaine de Gô. C’est une destination idéale pour se mettre au vert ! Briques roses, colombages, cloîtres, artisanat d’art, berges verdoyantes … tous ces éléments donnent un caractère unique et authentique à la ville d’Albi.

Vue depuis les terrasses du Palais de la Berbie © AC
Vue depuis les terrasses du Palais de la Berbie © AC

A voir / à faire à Albi

  • La cathédrale Sainte-Cécile : Construite de 1282 à 1480 sur un piton rocheux surplombant le Tarn, elle a fait office de forteresse militaire. C’est la plus grande cathédrale de briques au monde mais aussi la plus grande cathédrale peinte en Europe avec pas moins de 18 500 m 2 de fresque colorée !
    >> Lire mon article sur la cathédrale d’Albi
  • Le Palais de la Berbie et le musée Toulouse-Lautrec : Construit au XIIIème siècle, le palais de la Berbie (ancien palais des archevêques) est l’un des plus anciens palais de France, antérieur même au célébré Palais des Papes à Avignon. Il héberge aujourd’hui le musée dédié au peinte Henri de Toulouse-Lautrec. Le panorama depuis les terrasses du jardin de la Berbie (gratuit) est absolument sublime, avec une vue plongeante sur le Tarn, l’église de la Madeleine en face et les jardins à la françaises du Palais. A voir absolument !
  • Se promener dans les ruelles médiévales : rue croix blanche, rue Puech Béranguier, jardin du cloître Saint-Salvi, marché couvert, place du Vigan, place Savène, quartier des cordeliers, quartier du Castelnau …
  • Se promener le long du Tarn : Les berges du Tarn sont vertes et aménagées. C’est très agréable de s’y promener et la vue sur le quartier de la Madeleine est sublime. Pour en prendre encore plus plein les yeux, je vous conseille de passer sur le pont vieux et d’aller admirer l’ensemble épiscopal depuis l’autre rive. Vous vous rendrez compte à quel point la cathédrale est impressionnante !
  • Gouter les saveurs locales : Je vous conseille de vous installer confortablement dans l’un des restaurants Albigeois pour déguster les saveurs du sud-ouest : canard, foie-gras, cassoulet, pot-au-feu à l’Albigeoise, bougnettes … Bonnes adresses : Lautrec, le pont du Tarn, la Cocina, l’esprit du moulin …
  • L’échappée verte : L’Échappée verte (GR36) est un sentier de randonnée urbaine long de 4km dans un milieu naturel et entretenu. Il suit sur une partie les Berges du Tarn situées au pied du Palais de la Berbie et du Pont-vieux. Au programme : traversée d’un ruisseau, mini bambouseraie, passage sous le vieux Pont … Une balade dépaysante en cœur de ville.

Aux alentours

  • Jolis villages à voir autour d’Albi : Cordes-sur-ciel (25min), Gaillac (22min), Lautrec (30min), Monesties (30min), Castelnau-de-Montmiral (33min), L’isle-sur-Tarn (26min), Ambialet (28min), Najac (1h), Villefranche-de-Rouergue (1h15) …
    >> Lire mon article sur Ambialet

  • Toulouse : A moins d’une heure de route celle que l’on surnomme « la ville rose » vous accueille au cœur de l’Occitanie pour vous faire découvrir ses 2000 ans d’histoire, son ambiance festive et conviviale, ses musées, sa gastronomie… Une visite incontournable dans la région.
  • Castres : « La petite Venise du Languedoc » offre une ambiance hors du temps avec ses jolies maisons colorées le long des quais de l’Agout. Artistique, hispanique et sportive (rubgy), Castres vous mettra l’eau à la bouche.
  • La vallée du Tarn : La vallée du Tarn offre de superbes paysages. Ils varient entre vallées, collines, monts (jusqu’à 800m d’altitude) et plateaux. Cette vallée, qui est le prolongement des Gorges du Tarn, se situe sur l’axe de la rivière entre Millau et Albi et plus précisément au nord-est du département du Tarn, sur les premiers contreforts du Massif Central aux portes de l’Aveyron. Une destination idéale pour se ressourcer dans le Sud-Ouest, profiter des activités de plein air et découvrir de grands sites patrimoniaux.
  • Pour se baigner : au lac du cap’découverte sur la plage sainte Marie (13km), sur les bords du Tarn à Trébas-les-Bains (35km), à la base de la Roucarié à Almayrac (30km), au lac de la Bancalié à côté de Réalmont (22Km) …
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